16/07 - Et il n'en resta plus que 6

July 18, 2019

 

Eve 20 ans ; Eliott 20 ans ; Anastasia 20 ans ; Roxane 21 ans ; Raphaël 21 ans ; Swann 21 ans ; Félix 22 ans. Ainsi s’en allaient les 7 petits EDI, arborant une démarche chaloupée, presque mystifiée. 

C’était un Lundi, ils étaient 7, perdus dans les entrailles de Porte d’Iguazu, penchés à la fenêtre du Flowers hôtel ou bien du Butterfly hôtel, on ne le saura jamais vraiment. 

Ils étaient 7 et ils se mirent en marche, la faim les traînait lentement vers le Van burger mais ils préféraient encore s’arrêter en route. Qu’est-ce qui avait donc retenu leur attention ? Un air musical mexicain ? Un « happy day » des plus intrigants ? Ou bien les covers alternés de Buena Vista Social Club et de Whitney Houston ?

On ne le saura jamais vraiment. 

 

 

 

L’horloge sonne, il est déjà 23 heures, ils étaient 7 et n’avaient plus faim. Guidés par les aboiements féroces de Rufus, nos 7 petits EDI s’en allaient à l’hôtel, ou presque… Quelle fut la surprise quand ils se retournèrent et que le compte n’était plus bon ? Ils étaient 7 et voilà qu’ils n’étaient plus que 6. Eve avait-elle succombée à une nouvelle tourte de la part de Félix ? Ou bien était-ce un « coup de poing dans le nez ! » ? Raphaël s’était-il endormi en marchant ? Ou le bruit sourd d’un « cinco más » l’avait-il emporté à jamais ?

On ne le saura jamais vraiment. 

 

Le soleil pointe à l’horizon, les rives du Parana s’éclaircissent et laissent s’évaporer une fine bruine d’eau douce aux senteurs tropicales. Ils étaient 6 et voilà qu’ils se mirent à table, autour d’un petit-déjeuner fade et chantant, ils se regardaient sans jamais vraiment se voir. 

C’est peut-être le k-way affreusement orange de Swann qui les réveilla et les envoya directement dans un taxi ô combien douteux, c’est probablement les en-cas au fromage d’Eliott qui les retenaient à l’hôtel. 

Quoiqu’il en soit, l’aiguille s’alignait à peine sur la barre du 8 qu’ils étaient fins prêts à affronter les chutes, ou bien la chute, on ne le saura jamais vraiment. 

 

Ils étaient 6 et ils prirent d’assaut le premier sentier, " le plus court " disaient-ils, le plus dangereux pensaient-ils. La rosée du matin faisait briller les mille toiles d’araignée et chanter les « viejo loco », petits oiseaux jaunes aux grands sourcils qui ne portaient absolument pas ce nom mais qui s’en souciait ? 

Ils étaient 6 quand ils virent les premières cascades, ils étaient 6 quand la faim les rappelait déjà à la raison, mais ils n’étaient plus que 5 après s’être laissé porter par la mélodie monotone de l’eau se fracassant sur les rochers. Les selfies à répétition d’Anastasia et Félix leur avaient-ils été fatals ? Ou bien Roxane avait-elle finie par sombrer dans la démence au milieu d’un flot étouffant de touristes américains ?

On ne le saura jamais vraiment. 

 

Chute après chute, petites ou grandes, rapprochées ou lointaines, admirées du dessus ou adorées du dessous, la lourdeur de leurs jambes se faisait sentir et celle de leur humour encore davantage. Ils en avaient pris plein les yeux, certes, mais étaient-ils devenus aveugles au point de ne pas remarquer qu’avant ils étaient 5 et qu’à présent, ils n’étaient plus que 4 ?

Eliott avait-il succombé à la honte d’arborer fièrement un attirail aux couleurs de l’olympique de Marseille ? Ou bien Swann avait-il suivi son bob faussement immaculé dans une chute précipitée vers ces doux abîmes brumeux ? 

On ne le saura jamais vraiment. 

 

Ils n’étaient plus que 4 quand ils prirent le temps de déjeuner, ils n’étaient plus que 4 et avaient donc bien trop à manger. C’est à l’écart des « coates » qu’ils prirent le temps de s’installer, par peur que ces « racoons » ne viennent les piller. Bouchée après bouchée, œuf après œuf, le temps semblait filer au rythme des cascades enchaînées. L’un regardait le ciel sans un bruit, l’autre parcourait la flore dense et épanouie ; l’un traquait indéfiniment la présence d’un « mono », l’autre s’endormait le visage caressé par les vapeurs de l’eau. 

Il était déjà temps de repartir vers les cascades, ne serait pas la « moitié d’un con » celui qui se méfierait de cette nouvelle balade. De qui est cette maxime ? 

On ne le saura jamais vraiment. 

 

Ils n’étaient plus que 4 petits EDI quand dans le « petit train » ils embarquèrent. Le moteur vrombissait déjà et le paysage se mettait à défiler laissant entrevoir une nature sombre et mystérieuse. 

Pris dans l’excitation d’être placé dans le sens de la marche ou dépité d’être tristement assis en face d’un chauve corpulent, ils ne se rendirent à peine compte qu’ils n’étaient déjà plus que 3. Peut-être les serpentements du train avaient-ils eu raison de la rigidité photographique d’Anastasia ? Ou bien la délinquance du vent s’était-elle embourbée dans la bouche géométriquement trop innovante de Roxane ?

On ne le saura jamais vraiment. 

 

Les 7 petits EDI n’étaient plus que 3 et pourtant ils n’avaient encore guère chevauché les bords de la gorge du diable. Penchés sur l’arrête tendue de la chute, ils se demandaient encore si Satan l’habite. Ils n’étaient plus que 3 et restaient silencieux, ils regardaient pâlir le Parana dans les profondeurs abyssales d’Iguazu, téléphone à la main ils armaient une série de selfies sataniques. 

Alors que le mode portrait battait son plein et que les poses s’enchaînaient à vive allure, ils ne remarquèrent pas que leurs clichés laissaient deviner qu’il n’en restait plus que 2. 

Les lunettes de vitesse de Félix l’avaient-ils trahi après avoir vu tomber sa moustache rousse et fière ? Raphaël avait-il cru apercevoir au fond de la gorge un contrat ski brillant de mille feux ? Ou bien Swann s’était-il résigné à n’être qu’un tyran parmi ses sbires, rejoignant ainsi avec précipitation ce paysage jurassien ? 

On ne le saura jamais vraiment. 

 

Voilà qu’ils n’étaient plus que 2 et qu’ils se regardaient froidement dans le blanc des yeux. Voilà qu’ils n’étaient plus que 2 et qu’ils se haïssaient déjà. Qui rentrerait ce soir, seul, dans la contré San Ignacienne ? Qui affronterait Dani au paintball et ferait de la vitesse de Pablo sienne ? 

 

 

 

Ils n’étaient plus que 2 petits EDI et pourtant tous étaient là, ou bien n’étaient-ils qu’un depuis le début tant ils se complétaient ? 

On ne le saura jamais vraiment. 

 

 

Eve 20 años; Eliott 20 años; Roxane 20 años; Anastasia 20 años; Raphaël 21 años; Swann 21 años; Félix 22 años. Así desaparecieron los 7 pequeños EDIs, usando un enfoque caloupado, casi mistificado. 

Era un lunes, había 7 de ellos, perdidos en las entrañas de la Puerta de Iguazú, asomándose por la ventana del hotel Flowers o del hotel Butterfly, nunca lo sabremos realmente. 

Eran 7 y empezaron a caminar, el hambre los arrastraba lentamente hacia la hamburguesa Van, pero aún así prefirieron detenerse en el camino. ¿Qué les había llamado la atención? ¿Una melodía musical mexicana? ¿Un día feliz de lo más intrigante? ¿O las versiones alternativas de Buena Vista Social Club y Whitney Houston? 

Nunca lo sabremos realmente. 

 

El reloj está sonando, ya son las 11 de la noche, eran las 7 y ya no tienen hambre. Guiados por los feroces ladridos de Rufus, nuestros 7 pequeños EDIs iban al hotel, o casi... ¿Cuál fue la sorpresa cuando se dieron la vuelta y el conde ya no era bueno? Eran 7 y ahora sólo 6. ¿Había sucumbido Eve a un nuevo pastel de Félix? O fue un "¡puñetazo en la nariz! » ? ¿Se había quedado dormido Rafael mientras caminaba? ¿O el golpeteo de un "cinco más" se lo llevó para siempre? 

Nunca lo sabremos realmente. 

 

El sol sale en el horizonte, las orillas del Paraná se aclaran y dejan evaporar una fina niebla de agua dulce con aromas tropicales. Eran seis y aquí se sentaron a la mesa, alrededor de un desayuno soso y cantando, se miraron sin verse realmente. 

Tal vez fue el espantosamente naranja de Swann el que los despertó y los envió directamente a un taxi dudoso, probablemente fueron los bocadillos de queso de Eliott's los que los mantuvieron en el hotel. 

De todos modos, la aguja apenas estaba alineada en la barra de la 8 cuando estaban bien preparados para afrontar las caídas, o la caída, nunca lo sabremos realmente. 

 

Eran 6 y tomaron por asalto el primer camino, "cuanto más corto decían", más peligroso les parecía. El rocío de la mañana hacía brillar las mil telarañas y cantaba el "viejo loco", pequeños pájaros amarillos con grandes cejas que no tenían ese nombre en absoluto pero a quién le importaba? 

Eran 6 cuando vieron las primeras cascadas, 6 cuando el hambre ya les recordaba su razón, pero sólo eran 5 después de dejarse llevar por la monótona melodía del agua que chocaba contra las rocas. ¿Habían sido fatales para ellos las repetidas selecciones de Anastasia y Félix? ¿O es que Roxane se había vuelto loca en medio de una corriente asfixiante de turistas estadounidenses? 

Nunca lo sabremos realmente. 

 

Caída tras caída, pequeños o grandes, cercanos o lejanos, admirados desde arriba o adorados desde abajo, se sentía aún más la pesadez de sus piernas y la de su humor. Ciertamente se habían llenado los ojos, pero ¿se habían vuelto tan ciegos que no se dieron cuenta de que antes tenían 5 años y ahora sólo tenían 4?

¿Había sucumbido Eliott a la vergüenza de llevar con orgullo una parafernalia con los colores de los Juegos Olímpicos de Marsella? ¿O había seguido Swann su falsamente inmaculada sacudida en una caída precipitada a estos suaves y nebulosos abismos? 

Nunca lo sabremos realmente. 

 

Sólo había 4 de ellos cuando se tomaron el tiempo para almorzar, sólo quedaban 4 de ellos y por lo tanto tenían demasiado que comer. Fue lejos de los "coates" que se tomaron el tiempo para establecerse, por temor a que estos "mapaches" vinieran y los saquearan. Mordisco a mordisco, huevo a huevo, el tiempo parecía girar al ritmo de las cascadas que siguieron. Uno miraba el cielo sin hacer ruido, el otro caminaba entre la densa y floreciente flora; uno cazaba indefinidamente por la presencia de un "mono", el otro se dormía con la cara acariciada por los vapores del agua. 

Ya era hora de volver a las cascadas, no sería la "mitad de un idiota" que sospecharía de este nuevo paseo. ¿De quién es esa máxima? 

Nunca lo sabremos realmente. 

 

Sólo quedaban 4 pequeños EDIs cuando abordaron el "tren pequeño". El motor ya estaba rugiendo y el paisaje comenzó a desplazarse, revelando una naturaleza oscura y misteriosa. 

Atrapados en la emoción de ser colocados en la dirección del viaje o frustrados por estar tristemente sentados frente a un hombre grande y calvo, apenas se dieron cuenta de que ya habían bajado a tres. ¿Quizás las serpientes del tren habían superado la rigidez fotográfica de Anastasia? ¿O la delincuencia del viento había quedado atrapada en la boca geométricamente innovadora de Roxane?

Nunca lo sabremos realmente. 

 

Los 7 EDIs pequeños eran sólo 3 y, sin embargo, apenas habían recorrido los bordes de la garganta del diablo. Apoyados en el tenso borde de la caída, todavía se preguntaban si Satanás estaba en ella. Eran sólo 3 y permanecieron en silencio, observaron el Paraná pálido en las profundidades de Iguazú, teléfono en mano armaron una serie de selfies satánicos. 

Como el modo de retrato estaba en pleno apogeo y las poses se sucedían a gran velocidad, no se dieron cuenta de que sus tomas sugerían que sólo quedaban dos. 

¿Le habían traicionado las gafas de Félix después de ver caer su bigote pelirrojo y orgulloso? ¿Raphael pensó que vio un brillante contrato de esquí en el fondo del desfiladero? ¿O Swann se había resignado a ser sólo un tirano entre sus secuaces, uniéndose así apresuradamente al paisaje del Jura? 

Nunca lo sabremos realmente. 

 

Sólo quedaban dos de ellos y se miraban fríamente en el blanco de sus ojos. Ahora sólo quedaban dos y ya se odiaban. ¿Quién regresaría esta noche, solo, a la región de San Ignacio? ¿Quién se enfrentaría a Dani en el paintball y haría suya la velocidad de Pablo? 

 

Sólo quedaban dos pequeños EDIs y, sin embargo, todos estaban allí, o eran uno desde el principio, ya que se complementaban entre sí? 

Nunca lo sabremos realmente. 

 

 

 

 

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